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2017 aura vu plusieurs événements internationaux majeurs réveiller ou raviver des tensions au sein de la communauté internationale. Sur de nombreux dossiers, tels que la Syrie ou la Palestine, les grandes puissances continuent à s’opposer.

De l’Europe à l’Afghanistan, la guerre contre Daesh se poursuit

Le 6 décembre, Moscou déclarait la Syrie libérée de l’Etat islamique (EI), évoquant la destruction de «toutes les unités terroristes de combat associées à Daesh». En Irak, le 9 décembre, Bagdad annonçait la victoire sur l’EI dans le pays.

Mais Damas comme Bagdad restent confrontés à de périlleux défis, avec des villes en ruines et une menace extrémiste persistante. Ainsi, d’après la télévision publique syrienne, plusieurs civils auraient été tués par des tirs d’artillerie et de missiles le 21 décembre 2017 à Alep, lors de la célébration de l’anniversaire de la libération de la ville. L’attaque aurait été lancée depuis Al-Rashiddeen, banlieue ouest d’Alep, qui est encore sous contrôle partiel de groupes armés islamistes. 

En outre, des puissances étrangères maintiennent leur présence militaire en Syrie sans l’autorisation du gouvernement, compromettant la stabilisation de la situation dans le pays. L’ambassadeur de Syrie auprès des Nations unies, Bachar al-Jaafari, avait ainsi demandé le 22 décembre aux troupes américaines et turques de quitter le sol syrien au plus vite.

En outre, si l’Etat islamique apparaît laminé au Moyen-Orient, de nombreux pays, de l’Egypte à l’Afghanistan, en passant par la France, la Russie, l’Espagne et le Royaume-Uni, ont été frappés cette année par des attentats sanglants commis ou inspirés par Daesh ou d’autres groupes djihadistes. Ils restent à l’heure actuelle exposés à la menace sécuritaire que représentent ces groupes. Les forces djihadistes défaites sur le terrain syro-irakien pourraient également se reporter sur le continent africain, où, selon Washington, Daesh espère renforcer sa présence.

Yémen : la «pire crise humanitaire au monde»

Autre grave conflit ayant marqué 2017, et encore loin d’être résolu : la guerre au Yémen, qui a fait plus de 8 750 morts, dont de nombreux civils selon l’ONU, depuis l’intervention de la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite en mars 2015. Cette coalition affirme avoir tué quelque 11 000 rebelles houthis au Yémen, dont Riyad affirme qu’il sont soutenus militairement par l’Iran.

Toutefois, Téhéran dément régulièrement être engagé dans le conflit, théâtre de la «pire crise humanitaire au monde» actuellement, selon les Nations unies.

Les ONG humanitaires dénoncent depuis le début des hostilités le caractère meurtrier et aveugle des frappes réalisées par la coalition menée par Riyad.

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