L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité à New York et du Conseil des droits de l’Homme à Genève pour discuter de l’Iran et de « la liberté » réclamée par le peuple iranien.

Les États-Unis vont demander une réunion d’urgence sur l’Iran aux Nations unies et au Conseil des droits de l’Homme à Genève, a annoncé, mardi 2 janvier, Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU. Et de rejeter l’idée d’ingérences extérieures dans les manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre.

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« Nous ne devons pas être silencieux. Le peuple d’Iran réclame sa liberté », s’est justifiée la diplomate américaine, sans pouvoir dire quand pourraient se tenir ces deux réunions. « Les libertés inscrites dans la charte des Nations unies sont attaquées en Iran » et « la communauté internationale a un rôle à jouer » à ce sujet, a-t-elle aussi affirmé.

« Les manifestations sont complètement spontanées »

L’ambassadrice américaine, qui a rang de ministre aux États-Unis, a ensuite rejeté avec force les accusations des dirigeants iraniens, selon lesquelles des pays étrangers seraient derrière les manifestations qui ont fait au moins 21 morts en cinq jours.

« Nous savons tous que c’est complètement absurde », a-t-elle déclaré. « Les manifestations sont complètement spontanées. Elles ont lieu pratiquement dans toutes les villes d’Iran. Elles renvoient l’image exacte d’un peuple longtemps opprimé qui se dresse contre ses dictateurs », a-t-elle précisé.

Le Guide suprême de la Révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, a accusé, mardi, les ennemis de l’Iran d’alimenter les troubles dans la République islamique, secouée par une vague de contestation sans précédent depuis 2009.

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