Les femmes djihadistes françaises doivent être « jugées là où elles se trouvent », a estimé aujourd’hui Lydia Guirous, porte-parole des Républicains pour qui « aucun risque ne doit être pris avec la sécurité des Français ».

 

Figure de la mouvance djihadiste française, Emilie König, 33 ans, a été arrêtée par les forces kurdes en Syrie, selon sa mère qui vient d’écrire au ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, afin de lui demander de « rapatrier » sa fille et ses enfants.

« Je suis féministe, j’estime qu’il faut absolument que les femmes et les hommes soient traités de la même façon », a déclaré Mme Guirous sur Sud Radio.

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« Ces femmes qui se sont engagées à aller combattre en Syrie ou en Irak contre la France, trahir la France, s’engager pour tuer, ne sont pas inconscientes. Ce sont des femmes qui ont exprimé une affinité pour l’idéologie islamiste et je pense qu’elles doivent être à mon sens non pas traitées au cas par cas, mais plutôt jugées sur le territoire où elles se trouvent, là où elles se sont engagées pour trahir la France et pour nous menacer », a insisté l’une des nouvelles porte-parole des Républicains, membre de la nouvelle équipe nommée par Laurent Wauquiez.

« Aucun risque ne doit être pris pour la sécurité des Français », « que ce soit pour les hommes, les femmes et certains mineurs ». « Il faut absolument sortir de l’angélisme sur ces questions et être d’une fermeté absolue », a-t-elle dit. Délégué national d’Agir, l’ancien secrétaire d’Etat Frédéric Lefebvre souhaite également « que la France ne demande pas son extradition et qu'(Emilie König) soit jugée sur place pour toutes ses exactions ».

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