Sur les réseaux sociaux, le patron de la Masion Blanche a comparé, mardi soir, la taille des arsenaux nucléaires américain et nord-coréen sur un ton qui rappelle les cours de récréation.

Réagissant aux déclarations de Kim Jong-un qui avait affirmé avoir le bouton nucléaire sur son bureau en permanence, Donald Trump a répliqué : « j’ai aussi un bouton nucléaire, et il est beaucoup plus gros et beaucoup plus puissant que le sien ».

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Pendant sa campagne, Donald Trump avait fait allusion à la taille de son sexe, et beaucoup d’internautes voient dans ce tweet sur son bouton nucléaire une nouvelle illustration de cet irrépressible besoin d’affirmer sa virilité, avec des illustrations qui frôlent parfois les limites du mauvais goût.

Les questions sur la stabilité mentale du locataire de la Maison Blanche ont refait surface. Mais ce message a surtout alarmé de nombreux élus, diplomates ou experts, qui s’interrogent sur la possibilité du déclenchement intempestif d’une guerre nucléaire avec la Corée du Nord. « Il parle comme un enfant irritable de dix ans mais il dispose réellement de l’arme atomique » a ainsi rappelé un ancien conseiller de Georges Bush. « La diplomatie américaine est devenue complètement illisible » relève pour sa part un ancien ambassadeur, qui ajoute : « Cela crée une dangereuse confusion, surtout au sujet d’un dossier aussi brûlant que la Corée du Nord ».

D’autres, plus sereins estiment que les tweets de Donald Trump n’ont plus aucun impact, qu’ils ne sont plus pris au sérieux sur la scène internationale et qu’ils illustrent seulement le comportement erratique du président.

Enfin, les commentateurs les plus rigoureux précisent qu’il n’existe pas de bouton nucléaire sur le bureau de Donald Trump. Le président américain dispose en fait d’une petite carte qui comporte des codes secrets uniques et qu’il doit constamment porter sur lui. On appelle cette carte « le biscuit ». Mais on ignore sa taille exacte.

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