Le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier n’a toujours pas compris les raisons qui ont poussé le Royaume-Uni à vouloir quitter l’Union, selon l’eurodéputé Nigel Farage, ancien leader de la campagne pour le Brexit, après une rencontre entre les deux hommes à Bruxelles.

Le Britannique a également exhorté Michel Barnier à faire des compromis sur les services financiers dans le futur accord commercial entre l’UE et le Royaume-Uni, car selon lui Londres a déjà donné beaucoup lors des négociations.

« M. Barnier n’a clairement pas compris pourquoi le Brexit est arrivé », a lancé sur Twitter Nigel Farage, ancien leader du parti indépendantiste Ukip.

Le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE s’était soldé en juin 2016 par la victoire étriquée des partisans du retrait, à 52% contre 48, au terme d’une campagne où Nigel Farage a joué un rôle clé.

« Il ne comprend pas du tout que l’immigration a été une raison importante dans le vote pour le Brexit. (Il est) parfaitement clair pour moi que le gouvernement britannique n’a pas discuté du sujet avec lui jusqu’à présent », a expliqué plus longuement Nigel Farage dans un message vidéo après sa rencontre avec Michel Barnier.

« Nous avons déjà beaucoup donné, et pour ce qui est de le voir rendre un peu en retour, pour s’assurer qu’il y aura un accord sur les services et les services financiers, et bien je dirais que ce n’est pas vraiment une +bonne année+ pour l’accord sur le Brexit », a-t-il ajouté.

Selon lui, le risque de voir le Royaume-Uni partir au mois de mars l’an prochain sans accord sur la future relation avec l’UE, laissant ainsi le commerce s’organiser selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce, « augmentera » en l’absence de concessions de la part de M. Barnier.

L’UE et le Royaume-Uni ont trouvé en décembre un premier accord de principe sur les modalités de leur divorce, y compris sur le solde des comptes entre les deux parties.

Elles doivent maintenant commencer à partir de février à discuter d’une phase de transition qui suivra le départ effectif du Royaume-Uni, au moins jusque fin 2020.

Les premières discussions sur le cadre d’un futur accord commercial, qui ne peut être effectivement négocié qu’une fois que le Royaume-Uni aura mis un terme à son adhésion, ne sont pas attendues avant avril.

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