Les manifestants protestent dans une dizaine de villes du pays. Lundi soir, des militaires ont été déployés à Kasserine, une ville située dans le centre de la Tunisie.

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Les forces de sécurité font usage de gaz lacrymogènes pour disperser les foules, qui répliquent par des jets de pierres.

L’annonce par le gouvernement de certaines mesures d’austérité pour 2018 a mis en colère de nombreux Tunisiens.

L’économie tunisienne est en difficulté à cause surtout d’une forte baisse du nombre de touristes et du manque d’investissements étrangers.

Par dizaines, des jeunes descendent dans la rue pour manifester contre la hausse des prix et la pauvreté dans le pays. Certains manifestants ont mis en place un mouvement baptisé « Fech Testanew ? ». Ce qui veut dire « Qu’attendez-vous ? »

Lundi, en fin de journée, des manifestants se sont rassemblés devant les bâtiments abritant les bureaux du Premier ministre et de ses collaborateurs.

« Ça fait mal de voir les jeunes démunis au chômage, sacrifiés par le gouvernement, par le manque de soutien… » a lancé l’un des manifestants, reprochant aux autorités de ne pas prendre en compte les préoccupations de la jeunesse.

Depuis dimanche, la grogne sociale s’est emparée des régions du centre. A Sidi Bouzid, une marche a eu lieu dans le calme, pour dénoncer la cherté de la vie et le chômage. A El Kef, Thala et Kasserine, des violences ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre. Des pneus ont été incendiés par les manifestants.

L’Union générale des travailleurs (UGT) considère ces manifestations comme la continuité des revendications exprimées lors de la révolte de 2011.

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