L’ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes propose l’instauration d’un « impôt Charlie Hebdo » pour soutenir la presse indépendante.

L’ancienne secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes Juliette Méadel propose dans une tribune la création d’un « impôt Charlie Hebdo » qui permettrait de soutenir la « liberté d’expression ». « La liberté d’expression est la mère de la République. La République doit donc la financer comme elle finance le fonctionnement de notre vie démocratique (…) La liberté d’expression mérite donc bien un impôt supplémentaire : l’impôt Charlie Hebdo« , défend Juliette Méadel.

Un impôt sur les bénéfices des grandes plate-formes ? « Il pourrait s’agir d’un impôt sur les bénéfices de la publicité diffusée sur Internet ou d’un impôt sur les bénéfices des grandes plate-formes. En effet les réseaux sociaux contribuent largement à la diffusion des idéologies délétères et anti-démocratiques », poursuit-elle.

« La presse indépendante doit pouvoir continuer de s’exprimer ». « On finance un parti politique, pourquoi ne financerait-on pas des journaux menacés par des terroristes qui ont un projet politique anti-démocratique ? (…) La presse indépendante, celle qui ne vit pas du soutien d’un actionnaire ou d’un industriel, celle qui ne vit que de ses lecteurs, doit pouvoir continuer à exprimer ce qu’elle a à dire », justifie l’ancienne secrétaire d’Etat, rappelant que les frais de sécurisation de Charlie Hebdo sont évalués à 1,5 million d’euros par an par son directeur, Riss.

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