Ankara, Moscou et Téhéran ont pris le leadership dans le dossier syrien et souhaitent mettre un terme au conflit.

Problème : les trois pays ne soutiennent pas les mêmes acteurs sur le terrain. La Russie et l’Iran sont du côté de Bachar el-Assad et mènent en ce moment une violente offensive contre les rebelles syriens à Idleb. De quoi agacer la Turquie, qui soutient des rebelles sur place. Ankara a même convoqué les ambassadeurs russe et iranien.

L’armée de Bachar el-Assad s’est fixée un objectif : reprendre coûte que coûte la province d’Idleb, l’une des dernières régions qui échappent encore à son contrôle en Syrie. Dans son offensive, elle est soutenue par ses alliés russes et iraniens.

Depuis le 25 décembre, la bataille est engagée et les troupes gagnent du terrain. Mais pour la Turquie, cette bataille ne peut plus durer. Plusieurs raisons à cela, selon son ministre des Affaires étrangères : la province d’Idleb est frontalière de son pays. Si les combats se poursuivent, il redoute un afflux massif de réfugiés syriens. La Turquie en accueille déjà près de trois millions.

Autre raison : Ankara soutient les rebelles qui contrôlent Idleb et craint de voir ses protégés laminés par la force de frappe des armées syrienne, russe et iranienne. Celles-ci affirment combattre des jihadistes à Idleb. Mais la Turquie leur demande d’identifier et de localiser avec précision ces groupes terroristes avant de passer à l’action.

Ankara rappelle que les rebelles sont à la table des négociations de Sotchi. Parrainés par la Russie, l’Iran et la Turquie, ces pourparlers ont pour objectif de mettre un terme au conflit syrien.

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