Ce n’est pas la Turquie qui est le responsable de la provocation à la base russe de Hmeimim, a déclaré ce jeudi Vladimir Poutine aux médias russes.

 

Le Président russe a indiqué que l’attaque à Hmeimim n’avait rien de bon et que c’était une tentative de provocation, de torpillage des relations de la Russie avec ses partenaires, notamment avec la Turquie.

«Il y a eu des provocateurs, mais ce n’étaient pas les Turcs. Nous savons qui ils sont, nous savons combien et à qui a été payée cette provocation. En ce qui concerne ces incidents, il n’y a rien de bon. Ce sont des provocations visant à torpiller des ententes passées précédemment», a-t-il indiqué.

Lors d’une rencontre avec les rédacteurs en chef des médias russes, Vladimir Poutine a souligné jeudi que l’attaque contre la base militaire russe en Syrie avait été minutieusement planifiée, mais que les auteurs de la provocation n’étaient pas les Turcs qui contrôlent Idlib, d’où sont arrivés les drones.

«Pour ce qui est des attaques, nous ne doutons pas qu’elles ont été bien préparées, nous savons quand et où les drones ont été remis et combien il y en avait», a-t-il fait remarquer.

Le ministère russe de la Défense a déclaré lundi dernier qu’une attaque de drones contre ses sites militaires en Syrie avait été repoussée le 6 janvier. Les systèmes de défense antiaérienne de la base de Hmeimim ont repéré tous les drones à une grande distance de l’aérodrome. D’après le ministère, les solutions d’ingénierie auxquelles les terroristes avaient eu recours ne pouvaient provenir que d’un pays possédant de hautes capacités technologiques.