Washington joue ses muscles en Syrie pour affirmer son influence sur l’ensemble du Moyen-Orient face à Moscou, a déclaré Peter Ford, ex-ambassadeur britannique à Damas.

Al-Tanf

Donald Trump étant accusé d’avoir «perdu la Syrie aux Russes», les États-Unis sont forcés de maintenir une présence militaire dans ce pays, estime l’ancien ambassadeur britannique en Syrie Peter Ford dans un entretien accordé à Sputnik.Selon l’ex-diplomate, les États-Unis se sont engagés en Syrie dans un «jeu de puissance» afin de démontrer qu’ils possèdent toujours une influence dans l’ensemble du Moyen-Orient.

«C’est également une partie du jeu mené par les États-Unis contre l’Iran. Cela n’a aucun rapport avec la lutte contre le terrorisme en Syrie, ni avec les problèmes humanitaires, ni avec la démocratie», affirme l’interlocuteur de l’agence.

Les États-Unis ont pour objectif de ne pas permettre la stabilisation de la Syrie en tant qu’État souverain et uni, estime-t-il.

«Compte tenu du fait que les États-Unis sont incapables d’imposer leur volonté pour faire changer le régime en Syrie, ils envisagent de la maintenir en état de déstabilisation permanente», a indiqué M. Ford.

Toujours d’après lui, les Américains «bafouent totalement le droit international». «C’est une grosse violation du droit international qu’est le maintien d’une présence militaire sur le territoire d’un pays membre des Nations unies qui a son siège à New York et est reconnu par la plupart des États du monde», a souligné l’ancien diplomate.

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