Le Pentagone veut moderniser son arsenal nucléaire en construisant de nouvelles armes tactiques de puissance limitée afin de dissuader ses ennemis et contrer des cyberattaques d’envergure.

«Je veux la paix par la force» avait annoncé Donald Trump devant l’assemblée sud-coréenne, le 8 novembre dernier, en pleine escalade des menaces avec la Corée du Nord, augurant une nouvelle doctrine diplomatique.

La semaine dernière, un document prédécisionnel émis par le Pentagone et  diffusé par le Huffington Post , le «2018 Nuclear Posture Review», précise quelle forme pourrait prendre la modernisation de l’arsenal nucléaire américain sous le mandat de Donald Trump.

Ce document préliminaire préconise le développement de « mini-armes » nucléaires. Appelées également armes nucléaires tactiques, elles sont destinées à mettre à néant des installations précises, comme des infrastructures électriques ou des réseaux de communication en cas de cyberattaque.

Un déploiement qui implique aussi le développement de missiles balistiques mer-sol et la mise en service de nouveaux sous-marins comme les Columbia-class, qui sont censés remplacer en 2031 les Ohio-class, bientôt vieux de quarante ans.

Si ces armes sont appelées « mini-bombes nucléaires », le vocabulaire du Pentagone est volontairement euphémistique. En réalité, la puissance d’une arme nucléaire tactique est supérieure à celle de Little Boy, la bombe A d’Hirochima, et de Fat Man, celle de Nagazaki. Les Etats-Unis possèdent déjà plus de 1.000 têtes nucléaires de ce type dans leur arsenal.

 

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