Dans son entretien avec la chaîne BBC, Emmanuel Macron a déclaré qu’il serait possible de trouver des voies de la préservation des relations économiques entre le Royaume-Unis et l’Union européenne après le Brexit.

Un accord spécial entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, comme le souhaite le gouvernement britannique, est-il possible après le Brexit ? « Bien sûr », a déclaré Emmanuel Macron dans une interview en anglais à la BBC, qui en a diffusé des extraits samedi. « Mais cette voie spéciale devra être compatible avec la préservation du marché unique et de nos intérêts collectifs. »

Pas d’accès total au marché unique. Dans cet entretien, qui sera diffusé en intégralité dimanche, Le président français a précisé que cette solution sur mesure serait « peut-être quelque chose entre l’accès total [au marché unique] et un accord commercial ». « Vous ne pouvez pas, par définition, avoir un accès total au marché unique si vous ne cochez pas la case » de l’appartenance à l’Union européenne, a prévenu le chef de l’État. Le plein accès des services financiers au marché unique « n’est pas réalisable ». « Il ne devrait pas être possible de choisir ce qu’on veut dans le marché unique car cela signifie le démantèlement du marché unique. »

« Partenariat étroit et spécial ». Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont approuvé en décembre l’ouverture d’une nouvelle phase de leurs négociations, incluant leur future relation commerciale. Et Theresa May, à la tête du gouvernement britannique, a répété vouloir nouer « un nouveau partenariat étroit et spécial » avec l’UE, avec un minimum d’obstacles au commerce, plutôt qu’obtenir une réplique d’un accord existant comme celui récemment signé entre l’UE et le Canada, ou la relation entretenue par la Norvège, membre du marché unique sans faire partie des 27.

Transition de deux ans. En janvier débutera la négociation d’une période de transition d’environ deux ans demandée par Londres. Pendant cette parenthèse, le Royaume-Uni devrait continuer d’appliquer les règles européennes, sans participer « à la prise de décision » au sein de l’UE. Et les 27 ne prévoient d’adopter qu’en mars 2018 des directives de négociations plus précises sur les futures relations commerciales avec Londres après cette période de transition.

La sortie du Royaume-Uni de l’UE est prévue en mars 2019. Tout en affirmant « respecter » le choix des Britanniques de quitter l’UE, Emmanuel Macron a dit le « regretter ». « J’aimerais vous accueillir de nouveau », a-t-il déclaré.

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