Facebook a décidé de faire appel à ses propres utilisateurs pour identifier les sources «fiables», via des enquêtes de satisfaction.

Méthode efficace pour valoriser le sérieux des médias ou manière illégitime de trier les sources d’informations ?

«Il y a beaucoup trop de sensationnalisme, de désinformation et de polarisation dans le monde aujourd’hui», estime le patron de Facebook Mark Zuckerberg sur sa page, le 20 janvier, ajoutant que les «réseaux sociaux permettent aux gens de diffuser les informations plus rapidement que jamais».

«C’est pourquoi il est important que le fil d’actualités [page d’accueil personnalisée de chaque utilisateur] mette en avant une information de qualité […] j’ai demandé à nos équipes de s’assurer que nous donnons la priorité aux informations fiables, [réellement] informatives et locales», poursuit le milliardaire.

Mais «la question ardue» à laquelle Facebook tente de répondre, est : «Comment décider quelles sont les sources d’informations largement considérées comme dignes de foi dans ce monde si divisé ?» Cette interrogation illustre un dilemme partagé par d’autres entreprises technologiques, comme Twitter ou Google, qui se retrouvent à la fois accusées de ne pas assez lutter contre la désinformation mais aussi de pratiquer une forme de censure lorsqu’elles décident de s’attaquer aux contenus en question.

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