Le pape François a fustigé ce dimanche la corruption en Amérique latine, estimant que « la politique est malade » dans sa région d’origine, notamment au Pérou, où il achève, par une messe géante à Lima, sa tournée entamée au Chili.

S’exprimant devant les évêques péruviens, le souverain pontife a estimé que, dans de nombreux pays latino-américains, « la politique est malade, très malade ». En particulier, le pape s’est demandé: « Que se passe-t-il au Pérou? Quand quelqu’un quitte la présidence, on le met en prison ».

L’actuel président, Pedro Pablo Kuczynski, vient d’échapper à une destitution pour ses liens avec le géant du BTP brésilien Odebrecht, au coeur d’un vaste scandale de corruption qui éclabousse la région, et plusieurs ex-chefs d’Etat péruviens sont incarcérés ou visés par un mandat d’arrêt international.

C’est la deuxième fois, dans sa tournée au Pérou, que le pape dénonce ce fléau, après avoir appelé vendredi à Lima à lutter contre « le virus » de « la corruption », lors d’un discours prononcé à quelques mètres seulement du président Kuczynski.

François, premier pape latino-américain de l’Histoire, conclut dimanche une tournée d’une semaine dans cette région, la sixième de son pontificat, d’abord au Chili puis au Pérou.

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