Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close (PS) a souhaité lundi que la diminution en intensité des mesures de sécurité liées à un retour du niveau de la menace terroriste à 2 ne se solde pas par la disparition des militaires à proximité de lieux sensibles.

« Pour nous il est important que pour les lieux jugés critiques au niveau du risque, tels que ambassades, le Musée juif et les synagogues, il y ait toujours une présence militaire car, dans le cas contraire, les policiers devront s’en charger et seront dès lors moins présents dans les quartiers », a commenté le bourgmestre, interrogé lundi en marge de la séance du conseil communal.

M. Close a dit comprendre l’intention du fédéral de diminuer le nombre de militaires en rue à la suite de la baisse du niveau de la menace.

« Je suis dans une logique de collaboration et de recherche de solutions », a-t-il souligné.

Selon le bourgmestre, les mesures de sécurité prises à l’occasion de grands événements publics ne disparaîtront pas car « les temps ont changé » et la population l’a compris.

« Le gens s’habituent à ne pas venir à des grands événements avec des sacs à dos et se prêtent de bonne grâce aux fouilles. Nous essayons de créer un climat le moins anxiogène possible. Les citoyens semblent bien supporter le travail des policiers », a-t-il ajouté.

L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) a réduit lundi de 3 à 2 – sur une échelle de quatre, rarement atteint -, sauf exceptions ponctuelles, le niveau général de la menace terroriste sur le territoire belge, a annoncé le Premier ministre Charles Michel, tout en insistant sur la nécessité de maintenir la vigilance.

Tout en insistant sur la nécessité de rester particulièrement alertes, le Premier ministre a averti que les militaires déployés dans les grandes villes depuis le 17 janvier 2015, ne disparaîtront pas immédiatement des rues.

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