Washington et Séoul vont maintenir la pression sur le régime de Pyongyang pour qu’il renonce à son programme nucléaire, malgré la détente intercoréenne, a déclaré vendredi le ministre américain de la Défense Jim Mattis à Honolulu.

Utiliser la voie diplomatique et les « options militaires ». La Corée du Sud et les États-Unis, « qui sont deux pays pacifiques, saluent les discussions entre les deux Corées liées aux Jeux olympiques », a déclaré Jim Mattis au début d’une rencontre avec son homologue sud-coréen Song Young-Moo sur la base du Commandement militaire américain pour le Pacifique (PACOM). « En même temps, nous restons inébranlables dans nos pressions économiques pour dénucléariser la péninsule coréenne », a-t-il ajouté.

« La diplomatie devrait [imposer] raison à la rhétorique imprudente et aux provocations dangereuses de Kim » Jong-Un, le leader nord-coréen, a poursuivi le ministre américain. « Le régime de Kim [Jong-Un] est une menace pour le monde entier. C’est un problème international qui requiert une solution internationale. » « Notre réponse à cette menace reste la voie diplomatique, appuyée par les options militaires qui sont à notre disposition pour s’assurer que nos diplomates s’expriment en position de force », explique encore Jim Mattis.

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Une détente mais pas en entente. Cette rencontre intervient alors qu’une délégation sud-coréenne est entrée mardi au Nord pour la première fois en près de deux ans dans le cadre des préparatifs liés aux Jeux olympiques. Les JO de Pyeongchang (9 – 25 février), en Corée du Sud, ont permis un spectaculaire rapprochement entre les deux frères ennemis après deux années de crispation en raison de l’accélération des programmes balistique et nucléaire de Pyongyang. En dépit de cette détente sportive, la Corée du Nord prépare un fastueux défilé militaire pour le 8 février, veille de l’ouverture des JO, ont confirmé mardi les médias officiels nord-coréens.

Un programme nucléaire en pleine expansion. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, qui a assuré avoir en permanence sur son bureau le bouton de l’arme atomique, a présidé en septembre au sixième test nucléaire nord-coréen, le plus puissant à ce jour.

Il a également supervisé pendant l’année plusieurs essais de missiles intercontinentaux (ICBM), assurant que le Nord était capable de frapper le territoire continental américain et était devenu un État nucléaire à part entière. L’an dernier, deux missiles ont survolé le Japon.

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