Angela Merkel a dénoncé, ce samedi, à l’occasion de la journée de commémoration des victimes de l’Holocauste la résurgence de l’antisémitisme dans son pays, qualifiant de « honte » la nécessité de continuer à faire protéger les bâtiments juifs.

« Une honte ». Il reste plus que jamais nécessaire de se souvenir des millions de victimes de la Shoah car « l’antisémitisme, le racisme et la haine de l’autre en général sont davantage d’actualité que cela n’a été le cas dans le passé », a déclaré la chancelière allemande dans son podcast hebdomadaire. « Il est inconcevable et cela constitue une honte de voir qu’aucun établissement juif ne peut exister sans protection policière, qu’il s’agisse d’une école, d’un jardin d’enfants ou d’une synagogue », a-t-elle ajouté.

Les signes préoccupants d’une montée de l’antisémitisme. La chancelière a aussi réaffirmé son soutien à la création d’un poste spécifique de commissaire à l’antisémitisme dans le prochain gouvernement allemand, si son parti conservateur et les sociaux-démocrates parviennent à s’entendre sur un accord de coalition définitif. Les autorités sont préoccupées par les signes d’une montée de l’antisémitisme en Allemagne, venant d’une part des milieux d’extrême droite, alors que depuis septembre 2017 une centaine de députés du parti AfD siègent au Bundestag. Mais aussi – phénomène plus nouveau – de certains immigrés originaires de pays musulmans où la haine des Juifs est largement propagée. Le 11 décembre 2017, une manifestation en plein centre de Berlin pendant laquelle des drapeaux israéliens ont été brûlés, en signe de protestation contre la volonté des Etats-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem, a suscité un fort émoi en Allemagne.

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