La Grande-Bretagne dans l’Union européenne, « c’est fini », a déclaré lundi à Tokyo le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, disant devoir parfois confirmer cette réalité auprès des entreprises japonaises auxquelles il vante l’attractivité de la France.

« Concernant l’attractivité de la France à la suite du Brexit, j’ai eu l’occasion de rencontrer des chefs d’entreprises japonais hier soir et je vais en rencontrer d’autres aujourd’hui. Le discours est clair pour nous: premièrement, la présence de la Grande-Bretagne dans l’UE c’est fini », a dit M. Le Drian au cours d’une conférence donnée au dernier jour d’une visite de quatre jours au Japon.

« Parce que j’avais senti qu’il y avait peut-être des esprits qui disaient +peut-être que…+. Non! C’est fini! », s’est-il exclamé après un discours prononcé à la Maison franco-japonaise, centre culturel et de recherche. « Il faut peut-être que les entreprises japonaises en tirent les conséquences », a-t-il ajouté: « En mars 2019, ce sera la fin ».

Les banques japonaises ont été parmi les premières à réagir à la suite du referendum de juin 2016 sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne. En juillet 2017, Sumitomo Mitsui Financial Group avait annoncé la création d’une filiale bancaire à Francfort pour préparer le Brexit. D’autres places européennes – Paris, Dublin ou Amsterdam – redoublent aussi d’efforts pour attirer les établissements londoniens chez elles.

« Evidemment moi, je souhaite que la France accueille le plus possible d’entreprises japonaises mais c’est le choix des entreprises japonaises d’apprécier leur intérêt et c’est notre action à nous de dire, +oui c’est terminé la Grande Bretagne et voilà ce que nous offrons, nous, pour vous accueillir: l’histoire (…), la formation, l’éducation, notre compétitivité retrouvée, notre attractivité+ », a insisté M. Le Drian.

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