En Pologne, le Parlement a approuvé une loi interdisant d’associer l’État polonais à la Shoah. Un texte inquiétant, selon la communauté scientifique d’un pays où les études sur l’antisémitisme et la Seconde Guerre mondiale sont toujours sensibles.

Le texte a provoqué la colère d’Israël, un avertissement des États-Unis et des protestations de l’Ukraine. Le Sénat polonais a voté le 1er février une loi controversée sur la Shoah. Destiné à défendre l’image du pays, le texte punit par des amendes ou des peines de prison, allant jusqu’à trois ans de réclusion, ceux qui attribuent « à la nation ou à l’État polonais, de façon publique et en dépit des faits, la responsabilité ou la coresponsabilité des crimes nazis commis par le IIIeReich allemand (…), de crimes de guerre ou d’autres crimes contre la paix et l’humanité ».

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Pour les conservateurs nationalistes au pouvoir, cette loi – qui doit encore être signée par le président Andrzej Duda pour entrer en vigueur – a d’abord vocation d’empêcher l’utilisation de l’expression « camps de la mort polonais » à propos des camps d’extermination installés par les nazis sur leur territoire occupé. Une expression historiquement erronée.

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