L’aide de première nécessité, la nourriture ou les médicaments, plus rien n’est parvenu aux civils dans les zones assiégées depuis le 28 novembre.

Et encore, l’ONU n’avait pu atteindre que 7 200 personnes, alors que des centaines de milliers de civils sont concernés : 400 000 rien que pour la région de la Ghouta, à l’est de Damas.

La zone est toujours contrôlée par des milices rebelles. Quelque 750 personnes y attendent une évacuation médicale de toute urgence. Seule une poignée a réussi à quitter la Ghouta depuis décembre, en échange de la libération de prisonniers détenus par les groupes armés.

C’est de loin la pire situation sur le terrain depuis 2015, selon Jan Egeland. Le conseiller spécial de l’ONU pour le règlement des conflits renvoie dos à dos le régime et les rebelles qui disent vouloir une trêve, mais continuent les combats autour de Damas et plus au nord, dans la région d’Idleb.

Chaque mois, 200 000 Syriens sont obligés de fuir leur maison. C’est l’équivalent d’une ville comme Genève.

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