La généralisation de la langue berbère, tamazight, n’est pas du goût de la députée islamiste Naïma Salhi qui a menacé de mort sa fille: «Si tu prononces un mot en kabyle, je te tue!» Les réseaux sociaux algériens ne décolèrent pas.

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«Ma petite fille est dans une école privée où la majorité des élèves sont kabyles. Elle s’est comportée avec innocence et a commencé à apprendre. Je ne me suis pas opposée. Puisque c’est devenu une obligation d’apprendre (tamazight), je lui ai dit : si je t’entends prononcer un mot en kabyle, je te tue!», confie la députée islamiste Naima Salhi dans une vidéo postée sur Faceb.

Jusque dans les années 90, l’Etat algérien, désireux d’unir le pays autour de l’arabité, a largement nié, voire réprimé les revendications identitaires et linguistiques de la population berbérophone, qui représente environ un quart de la population algérienne et majoritairement concentrée en Kabylie.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a surpris tout le monde en consacrant Yennayer, Nouvel An berbère, journée chômée et payée. Les milieux islamistes ne digèrent pas la mesure, ni l’officialisation de la langue berbère. Certains d’entre eux vont même jusqu’à exiger qu’elle soit retranscrite…en lettres arabes.ook.