Le Conseil de sécurité a prévu une réunion jeudi à huis clos pour discuter d’une trêve humanitaire d’un mois réclamée par les représentants d’agences de l’ONU basées à Damas, ont indiqué mercredi des diplomates.

Cette réunion a été demandée par la Suède et le Koweït alors que des dizaines de civils ont encore péri mercredi sous les bombes de l’armée de l’air syrienne qui frappe sans relâche depuis trois jours l’enclave rebelle de la Ghouta orientale près de Damas.

« Nous sommes particulièrement préoccupés par les attaques contre les civils et les installations civiles comme les hôpitaux », a déclaré l’ambassadeur suédois, Olof Skoog. Ces attaques sont à l’origine de nouveaux déplacements de population, a-t-il ajouté.

« Il n’y a aucun progrès pour permettre à l’ONU et à ses partenaires d’accéder aux zones assiégées », a aussi dénoncé le diplomate suédois. « Un cessez-le-feu humanitaire permettrait de livrer une première aide vitale et d’évacuer des centaines de personnes malades nécessitant des soins urgents », a-t-il estimé. En Syrie, plus de 13 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire pour survivre, dont plus de 6 millions déplacées dans le pays. Mardi, les représentants des différentes agences de l’ONU basées à Damas avaient réclamé dans un communiqué « une cessation immédiate des hostilités pour au moins un mois, dans toute la Syrie ». Le conflit qui déchire la Syrie depuis 2011 a fait plus de 340.000 morts, embrasant plusieurs fronts et impliquant acteurs locaux et étrangers, mais aussi des groupes djihadistes. Depuis ces derniers mois, le régime de Bachar al-Assad mène des frappes aériennes meurtrières contre deux bastions rebelles: la Ghouta orientale aux portes de Damas, où vivent quelque 400.000 personnes, et la province d’Idleb, dans le nord-ouest syrien.

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