L’opposition vénézuélienne, ébranlée par l’annonce de la date de l’élection présidentielle anticipée, fixée au 22 avril, doit se réunir jeudi pour décider de la stratégie à suivre, entre boycott du scrutin et participation pour contrer une possible réélection de Nicolas Maduro.

« Nous sommes comme ces boxeurs qui ont reçu tant de coups qu’ils sont étourdis », a admis le principal négociateur du camp antigouvernemental Julio Borges, au lendemain du coup de massue asséné par le Conseil national électoral (CNE), accusé de servir le pouvoir.

L’annonce de la date du scrutin par les autorités électorales, quelques heures après l’échec des négociations en République dominicaine entre gouvernement et opposition, est le dernier épisode d’une série de déconvenues qui ont affaibli la MUD, principale coalition des adversaires du président socialiste.

La MUD a ainsi été interdite de participation à la présidentielle par les autorités, de même que ses deux principales figures, Henrique Capriles, qui s’était déjà présenté deux fois, et Leopoldo Lopez, actuellement en résidence surveillée.

En réponse, Julio Borges a appelé son camp, fracturé par de graves divisions, à faire front uni.

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