Le groupe parlementaire de l’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont a enregistré vendredi une proposition de réforme de loi régionale visant à permettre qu’il puisse être investi à la tête de la région à distance et gouverner depuis la Belgique.

L’élection à la tête du gouvernement régional de M. Puigdemont – volontairement exilé en Belgique depuis trois mois – est d’autant plus problématique qu’il serait arrêté et vraisemblablement placé en détention pour « rébellion » et « sédition » s’il rentrait, et ne peut se rendre au parlement pour le débat d’investiture. Mais la porte-parole du groupe Ensemble pour la Catalogne (centre-droit, indépendantiste), Elsa Artadi, a signé la proposition de loi afin de tenter de contourner l’obstacle.

La proposition de loi consultée par l’AFP prévoit que le parlement catalan puisse « autoriser, à la majorité absolue, la tenue d’un débat d’investiture sans la présence et sans l’intervention du candidat ou de la candidate ». Dans ce cas, « la présentation du programme et la sollicitude de la confiance de la chambre pourraient se faire par écrit ou par n’importe quel autre moyen prévu dans le règlement ». Il s’agirait aussi de permettre un gouvernement « à distance », notamment par des moyens électroniques (courriels, audioconférences, vidéoconférences).

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