La Commission européenne a présenté le 6 février sa « perspective crédible d’élargissement » pour les six pays des Balkans occidentaux. Seuls la Serbie et le Monténégro ont une chance d’être intégrés en 2025.

Pendant ce temps, Belgrade poursuit sa politique d’équilibrisme entre Bruxelles et Moscou. Ivica Dačić, le ministre des Affaires étrangères vient d’être décoré de l’Ordre de l’amitié par Vladimir Poutine.

La possible nomination au prix Nobel de la Paix de Nataša Kandić a fait bondir l’extrême droite serbe. Accusée de « soutenir les terroristes », la militante des droits de la personne, connue pour son engagement anti-nationaliste, a été la cible d’une violente campagne orchestrée par les médias pro-gouvernementaux.

Des centaines de milliers de personnes – 140 000 selon la police, 1,5 million selon les organisateurs – ont défilé le 5 février dans les rues de la capitale grecque contre tout compromis avec Skopje sur la question du nom. Le gouvernement macédonien multiplie pourtant les signes de bonne volonté : le Premier ministre Zoran Zaev a débaptisé l’aéroport de Skopje et l’autoroute traversant la Macédoine du nord au sud, qui portaient tous les deux le nom d’Alexandre le Grand.

Le dialogue a repris depuis l’automne entre Athènes et Tirana. L’objectif : résoudre enfin les conflits qui opposent les deux voisins. L’opposition albanaise accuse Edi Rama de céder face aux revendications grecques, tandis qu’à Athènes, certains remettent de l’huile sur le feu.

Journaliste d’investigation chevronné, Jovo Martinović a passé 14 mois en prison, accusé de trafic de drogues. Son tort : avoir été en contact avec un narcotrafiquant dans le cadre d’une enquête. Prévue pour le 5 février, la reprise de son procès a été repoussée à début mars. Il risque jusqu’à dix ans de prison.

Les dirigeants croates de Bosnie-Herzégovine exigent régulièrement la constitution d’une troisième entité. Il y a quelques jours, ce sont les députés de l’assemblée du canton de Livno qui ont dénoncé « l’extermination » dont seraient victimes les Croates du pays, provoquant une immédiate levée de bouclier au sein des autres communautés.

Les prochaines législatives sont prévues pour le mois d’octobre, mais avant de les organiser la Bosnie-Herzégovine doit absolument réformer la loi électorale. Sinon, le pays ne pourra pas en appliquer les résultats et se retrouvera sans gouvernement.

Depuis le début janvier, 40 demandeurs d’asile syriens, principalement originaires d’Alep, ont trouvé refuge à Zadar, dans le cadre d’un projet-pilote du gouvernement visant à intégrer 150 réfugiés. Les habitants de la ville se mobilisent pour leur fournir une aide matérielle et même leur trouver du travail. Un bel exemple de solidarité pratique.

Ce sont deux photographies publiées sur Facebook qui créent le scandale. On y voit la triste réalité des hôpitaux roumains, qui n’ont bénéficié d’aucun investissement depuis des décennies. La Roumanie arrive à la 34e et dernière place de l’Index européen de la Santé. Le gouvernement promet trois milliards d’euros pour construire de nouveaux hôpitaux.

Comme tant d’autres territoires qui se dépeuplent dans les Balkans, la petite île de Sestrunj est confrontée à la lente agonie de son dialecte. Mais du moins ne disparaîtra-t-il pas totalement : juste avant de mourir, Svetko Fatović, un habitant de Sestrunj a réussi à terminer un dictionnaire sestrunjien-croate recensant 5000 mots spécifiques de l’île.

La disparition des métiers artisanaux est la conséquence logique de l’industrialisation. Mais certains métiers survivent et se retrouvent même au goût du jour. Fin janvier, la ville de Subotica, dans le nord de la Serbie, fêtait le 250ème anniversaire de la première union d’artisans de la ville.

Les universités slovènes attirent de plus en plus d’étudiants étrangers, parfois venus d’Australie, de Chine ou d’Inde. Si certains sont séduits par la qualité des enseignements, d’autres voient dans le pays une destination peu onéreuse, la promesse d’un statut avantageux, et même un ticket d’entrée pour l’espace Schengen.

Le 20 janvier dernier, l’armée turque lançait une offensive de grande envergure dans le région syrienne d’Afrin, contrôlé par les forces kurdes du Parti de l’union démocratique (PYD). Cette opération permet de museler encore un peu plus l’opposition turque, toute critique des opérations militaires étant assimilée à de la « trahison ».

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