Malgré l’interdiction de manifester, un millier de médecins se sont rassemblés en plein centre d’Alger afin de demander l’abrogation d’un « service civil » les obligeant à exercer dans des zones parfois reculées.

Ils ont bravé l’interdiction de toute manifestation à Alger. Un millier de médecins dits « résidents », en formation de spécialisation, se sont rassemblés, lundi 12 février, en plein centre de la capitale algérienne, dans le cadre du mouvement de grève qu’ils observent depuis trois mois.

Arborant pour certains « Médecins en colère » sur des brassards ou des masques chirurgicaux noirs, les manifestants ont réussi à se regrouper en milieu de matinée devant la Grande Poste, bâtiment emblématique d’Alger, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ce rassemblement a eu lieu malgré les très nombreux policiers, en uniforme et en civil, déployés depuis le début de matinée et qui filtraient de façon stricte l’accès au quartier, selon la même source.

Entourés par un cordon serré de plusieurs centaines de policiers, certains casqués, et par des véhicules de police bloquant l’accès au parvis, des manifestants poursuivaient un sit-in devant la Grande Poste en début d’après-midi, scandant notamment « Résidents, dignité ! ». La police n’est pas intervenue dans l’immédiat pour les disperser.

Quelque 300 manifestants ont par ailleurs réussi à échapper à la vigilance des policiers et à marcher vers le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN, Chambre basse du Parlement). Parvenus à une centaine de mètres du bâtiment, ils ont été encerclés par des renforts de police, dépêchés à la hâte, et ont été contraints de faire demi-tour jusqu’à la Grande Poste, canalisés par la police anti-émeute.

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