On prête souvent à la presse le fait d’être un quatrième pouvoir aux côtés de l’exécutif, du législatif et du judiciaire.

C’est lui faire trop d’honneur. L’état du secteur laisse plutôt penser que la presse est moribonde. Toutefois, il lui reste un pouvoir. Celui de fabriquer l’opinion aux côtés des nouveaux entrants, comme Twitter ou Facebook. Passons en revue un exemple parlant, venu des îles.

Août 2017, une tempête très violente secoue les îles Baléares d’Ibiza et de Formentera. A Ibiza, les plus gros dégâts sont à déplorer sur la côte sud de l’île.

A Ibiza, jusqu’il y a quelques années, il n’y avait qu’un journal quotidien. Si la situation a changé avec l’apparition de plusieurs concurrents, le Diario de Ibiza conserve une position importante. Son traitement de l’information est exemplaire à propos de cette tempête.

Aux côtés d’articles factuels sur les conséquences de la tempête, apparaissent des tribunes énervées sur… une urbanisation. Bien que de nombreuses constructions aient été touchées ailleurs, notamment un restaurant de plage très connu et quasiment détruit (à Es Torrent), le tir nourri de tribunes se concentre sur une seule urbanisation.

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