Grands meetings pour les plus jeunes à Rome, Florence ou Milan, marathon d’interviews télévisées depuis sa villa pour Silvio Berlusconi: les candidats jetaient leurs dernières forces dans la bataille vendredi avant les élections législatives de dimanche en Italie.

Sur les places et dans les théâtres de la péninsule mais aussi sur les plateaux de télévision, les principaux leaders ont lancé leurs ultimes appels aux électeurs après une campagne marquée par des déclarations virulentes et dominée par les questions liées aux migrants ou à l’insécurité.

A partir de vendredi minuit en revanche, la loi impose le silence à tous les candidats. Fin politique, M. Berlusconi a quand même prévu une innocente promenade à Naples samedi, alors que le Sud reste le plus incertain.

Après leur première, et dernière, réunion publique commune de la campagne jeudi à Rome, les leaders de l’hétéroclite coalition de droite et d’extrême droite, en tête avec environ 37% des intentions de vote selon les derniers sondages disponibles il y a deux semaines, se sont exprimés chacun de leur côté.

Silvio Berlusconi, le chef de Forza Italia (droite), a ainsi dénoncé sur l’une de ses chaînes de télévision le Mouvement 5 Etoiles (M5S, anti-système) comme « une secte folle » et annoncé « la réorganisation complète de l’Etat italien ».

Matteo Salvini, patron de la Ligue (extrême droite) a lui aussi lancé depuis Milan une pique contre le M5S, « surévalué » dans les sondages à son avis, et a promis de meilleurs conditions de travail pour les forces de l’ordre.

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