A trois jours des élections, et alors que de nombreux Italiens sont encore indécis, la coalition du centre droit lançait jeudi 1er mars à Rome un ultime appel aux électeurs.

Les partis unis sous la houlette de Silvio Berlusconi promettent aux Italiens plus de sécurité, une immigration contrôlée et une fiscalité plus légère. Un thème cher à l’ancien président du Conseil, qui a 81 ans espère prendre sa revanche.

Chassé du pouvoir par ce qu’il estime un coup d’Etat, humilié par une peine d’inéligibilité pour fraude fiscale, Silvio Berlusconi ne se présente pas, mais il est revenu et c’est bien lui le leader de l’opposition de droite.

Assis au milieu de ses alliés, il trône, visage impassible, quelques petites blagues de fin de banquet – les seuls moments qui le font sourire  et des papiers. Il lit son texte, décline des chiffres, promet moins d’impôts, moins de bureaucratie, moins d’oppression judiciaire. Il a lui-même encore plusieurs rendez-vous avec la justice.

Irène, grand-mère, fait partie des rares invités présents. Elle votera pour lui, c’est sûr. « Il n’y a rien chez Berlusconi qui ne soit pas super à tous égards. C’est quelqu’un qui s’est fait tout seul, une personne honnête, qui ne s’est pas enrichie avec la politique, mais qui a même donné son patrimoine à la politique, et volontiers. Parce que Berlusconi est, je crois, la meilleure personne et la plus honnête qu’il y ait en Italie », dit-elle.

Le parti de Berlusconi au Parlement européen avec les démocrates-chrétiens se présente pourtant ici flanqué de Matteo Salvini, proche du Front national de Marine Le Pen. Comment pourraient-ils gouverner ensemble ? Aucun problème, assurent en cœur les compères. Et qui serait leur Premier ministre ? Là aussi, pas un mot. L’important pour eux maintenant, c’est d’aller bras dessus bras dessous aux urnes pour gagner.

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