Sur RTL, Marine Le Pen a défendu Matteo Salvini, dont le parti la Ligue du Nord rangé dans une coalition droite/extrême droite est arrivé en tête aux élections législatives dimanche en Italie.

est extrême droite, parfois c’est populiste…» Marine Le Pen s’est montrée agacée mardi matin sur RTL. Ravie de voir La Ligue du Nord aux portes du pouvoir en Italie, la présidente du Front national a refusé de qualifier le parti – qui ressemble selon elle «fortement au Front national» – d’extrême droite. «Quand vous parlez de la Ligue comme un parti d’extrême droite, vous n’êtes pas dans un langage de vérité», s’est emportée Marine Le Pen. Selon la chef de file du FN, le parti italien est simplement «un mouvement qui s’oppose à l’Union européenne» et «qui souhaite que les aides sociales, la solidarité nationale s’effectue auprès des Italiens d’abord.» «Tout cela fait que la Ligue a enregistré une très grande victoire en Italie», a-t-elle estimé.

Le terme «extrême droite» est-il si contrariant pour la présidente du Front national? «Le fait qu’on accole au FN, à la Ligue ou au FPO autrichien le terme “extrême droite” me dérange car c’est un mensonge», a-t-elle répliqué. «Ce terme est utilisé volontairement de manière péjorative pour écarter de la vie politique un certain nombre de mouvements qui dérangent le système et qui dérangent l’Union européenne», a raillé Marine Le Pen. Déjà en 2013, la présidente du Front national avait menacé d’attaquer en justice ceux qui utiliseraient ce qualificatif pour définir son parti.

Marine Le Pen et Matteo Salvini n’ont jamais caché leur sympathie mutuelle. Rapidement après les résultats, la présidente du Front national l’a félicité sur Twitter y voyant «une nouvelle étape du réveil des peuples». Quelques heures plus tard en conférence de presse, Matteo Salvini lui a rendu la pareil en la remerciant de son soutien.

Malgré leur bonne entente Marine Le Pen ne souhaite cependant pas influencer Matteo Salvini quant à une éventuelle alliance avec le Mouvement 5 étoiles pour gouverner. Pourtant à eux deux majoritaires, la Ligue a pour l’instant refusé toute alliance avec le parti populiste et lui aussi «eurosceptique». «Je ne suis pas là pour faire de l’ingérence dans la vie interne italienne, les partis politiques sont libres. Son parti va faire un choix, à mon avis il fera les bons choix pour l’Italie. Son objectif c’est que l’Italie aille mieux. Je ne vais pas commencer à donner des conseils à Matteo Salvini qui est un grand garçon», a commenté la présidente du FN.

Marine Le Pen a en revanche ironisé sur la réaction d’Emmanuel Macron à l’annonce des résultats. Le chef de l’État avait expliqué «prendre note» tout en assurant continuer à «défendre cette Europe qui protège, cette Europe de l’ambition». «Emmanuel Macron est un peu blême, il a peur», s’est réjoui Marine Le Pen, le comparant à Matteo Renzi, le candidat du Parti démocrate balayé à l’issue des législatives : «C’est le Emmanuel Macron italien. (…) C’est un européiste convaincu. Il est pour la libre circulation, donc pour l’immigration massive, l’ultralibéralisme.»

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