Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan a annoncé que l’opération d’Afrin s’accélérera.

C’est ce qui ressort du discours prononcé par le chef de l’État devant le groupe parlementaire de son AK Parti (Parti de la Justice et du Développement), mardi au Parlement à Ankara.

Le président a affirmé que l’opération s’accélérera et que très prochainement la ville d’Afrin serait contrôlée par les forces turques.

« L’opération « Rameau d’olivier ira plus vite à partir de maintenant, a t-il assuré. Nous avons libéré 700 km2 à Afrin en Syrie de la présence des organisations terroristes, et cette superficie est désormais sous notre contrôle. »

Erdogan a rejeté les allégations selon lesquelles l’intervention turque aurait causé des pertes civiles à Afrin: « Nul ne peut prétendre qu’un civil a été blessé lors de notre opération Rameau d’olivier. »

Le chef de l’État a insisté sur le fait que la Turquie n’a aucune visée sur le territoire d’un pays tiers et que son seul objectif est de parvenir à créer les conditions nécessaires pour que les Syriens en exils puissent retourner vivre décemment sur leurs terres.

Le président a aussi critiqué les Nations Unies (ONU) dont les démarches restent insuffisantes face à la crise syrienne.

« Les développements à la Ghouta orientale sont inhumains, a-t-il souligné. Ils prennent des décisions au Conseil de sécurité de l’ONU. Qu’apporte à l’humanité les décisions non suivies des faits? Vous trompez l’humanité, vous l’escroquez. Ce n’est pas pour rien que nous disons ‘le monde est plus grand que cinq [pays]’, en voilà la raison. »

Selon le leader turc, le plan qui visait à installer un « corridor du terrorisme » dans le Nord de la Syrie fait parti d’un projet plus vaste dont la cible est la Turquie.

« Le corridor du terrorisme que l’on tente d’installer tout au long de notre frontière, avec l’agrément du régime, ne peut avoir qu’une seule cible, et c’est la Turquie, a-t-il fait savoir. Hélas, toutes les positions, fortifications, pièges dont nous avons pris le contrôle à Afrin, et les canons visent la Turquie. »

Erdogan a profité de la tribune pour dresser un bilan de sa dernière tournée africaine comprenant l’Algérie, le Sénégal, la Mauritanie et le Mali, précisant que les relations politiques, économiques et humanitaires avec le continent africain allaient se poursuivre en se développement.

Il a également remercié les dirigeants africains pour la lutte sincère menée contre le réseau de l’organisation terroriste FETO (responsable de la tentative de putsch du 15 juillet 2016 en Turquie) présent sur leurs sols.

Après avoir rappelé que la France colonialiste était à l’origine du massacre de plus de cinq millions d’algériens, le président a noté que la Turquie n’a pas de leçon d’humanisme à recevoir des pays européens qui ont affiché, en ce qui concerne les réfugiés, des positions contraires à toutes les « prétendues valeurs » qu’ils se targuent de défendre.

« Alors que les gardes-côtes des pays européens crevaient les canots pneumatiques des réfugiés en les abandonnant à la mort, nous cherchions à sauver la vie d’innocents sans aucune condition préalable », a-t-il martelé.

La Turquie a lancé le 20 janvier l’opération militaire Rameau d’olivier à Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, pour éliminer les organisations terroristes PKK/KCK/PYD-YPG et Daesh, et pour libérer les civils de l’oppression et de la cruauté des terroristes dans cette région.

La Turquie recourt à ses droits émanant du droit international, des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) concernant la lutte antiterroriste, et de l’article 51 de la Charte de l’ONU sur le droit de légitime défense.

L’opération vise uniquement les terroristes et des mesures ont été prises pour éviter de causer des dommages aux civils et aux personnes innocentes.

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