Un membre de la direction palestinienne a comparé mardi l’approche de l’administration du président américain Donald Trump vis-à-vis des Palestiniens à une méthode d’abattage du bétail.

« Ils amènent le bétail dans une cour où il y a une seule sortie (…) et ils poussent la vache dans un sas. Chaque vache qui entre dans le sas est tuée d’un coup de pistolet électrique dans la tête, et termine sur un tapis roulant qui l’emmène à l’équarrissage. A la fin, on la mange en hamburger », a déclaré Mohammed Shtayyeh, un conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas.

« C’est exactement la même chose qui se passe avec les Palestiniens », a-t-il dit à des journalistes à Ramallah, en Cisjordanie.

La direction palestinienne est « outrée » par ce qu’elle considère comme « le parti pris outrancièrement pro-israélien » de l’administration américaine, qui a culminé selon elle le 6 décembre quand le président Donald Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël.

M. Trump a ainsi rompu avec des décennies de diplomatie américaine et de consensus international.

Ils ont décidé de geler les contacts avec les officiels américains alors que l’administration Trump travaille depuis des mois à un plan de paix entre Israéliens et Palestiniens.

« Les Palestiniens, je crois, veulent vraiment revenir à la table » des négociations, a cependant déclaré M. Trump en recevant lundi le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à la Maison Blanche. « S’ils ne le font pas, il n’y aura pas de paix, c’est aussi une possibilité », a-t-il dit.

M. Trump a dit à cette occasion qu’il pourrait assister à l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem en mai

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