Environ 300 femmes vêtues de T-shirt blanc ont pris part jeudi au premier « marathon » féminin de l’histoire du pays. Une course prétexte pour tenir un événement public féminin.

 

Elles sont environ 300, en T-shirt blanc, sur la ligne de départ : la ville irakienne de Mossoul reprise en juillet aux djihadistes a célébré jeudi la journée des droits des femmes en tenant le premier « marathon » féminin de son histoire.

La course est surtout un prétexte, explique son organisatrice, Fatima Khalaf, 30 ans, car le parcours du « marathon féminin de Mossoul » ne fait que 900 mètres, sur une seule avenue. Mais les trophées qu’elle remet aux premières arrivées sont bien réels. Tout comme l’est l’objectif de tenir un événement public féminin dans une ville connue pour son conservatisme et dans laquelle les djihadistes ont fait la loi dans de nombreux secteurs pendant des années. « Avec ce marathon, nous voulons redonner à la femme sa place, alors qu’elle a longtemps été tenue à l’écart » à Mossoul, affirme-t-elle.

Une ville devenue capitale irakienne du « califat » de l’EI. Située dans le nord du pays, la ville était devenue en 2014 la « capitale » irakienne du « califat » auto-proclamé du groupe État islamique (EI), après avoir été plusieurs années sous la coupe d’autres groupes extrémistes. Trophée de championne en main après être arrivée la première, Najla Abdelhadi se dit « très heureuse ». Avec cette victoire, ajoute aussitôt cette étudiante en éducation sportive de 24 ans, elle entend « envoyer un message aux femmes de Mossoul pour qu’elles s’activent à prendre leur place dans la société ».

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