L’armée turque et des groupes rebelles syriens alliés se trouvent ce samedi matin à 4 km de la ville d’Afrin en Syrie, bastion de la milice kurde des YPG qu’Ankara veut chasser de sa frontière, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

La Turquie mène depuis le 20 janvier une offensive contre les Unités de protection du peuple (YPG), une milice qualifiée de « terroriste », dans l’enclave kurde d’Afrine, une région dans le nord-ouest de la Syrie. Vendredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé que les forces turques pouvaient entrer « à tout moment » à Afrine. « Les forces turques ne sont plus qu’à 4 km d’Afrin, dans un secteur au nord-est de la ville où ont lieu de violents combats et de bombardements aériens et à l’artillerie », a déclaré ce samedi à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

« De violents combats ont lieu sur d’autres fronts également, les forces turques et les rebelles syriens qui leur sont alliés tentant d’avancer davantage afin de pouvoir encercler la ville », a-t-il ajouté. Les soldats turcs et leurs supplétifs syriens avaient capturé jeudi la localité de Jandairis, située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d’Afrine. Selon l’OSDH, les forces turques contrôlent désormais 60% de l’enclave d’Afrine.

L’offensive turque a coûté la vie à plus de 200 civils, selon l’Observatoire. L’armée turque nie en bloc et affirme prendre « toutes les précautions » pour éviter de toucher les populations. Plus de 370 combattants kurdes ont également été tués ainsi que 340 membres des forces pro-turques, selon la même source. Selon l’état-major turc, 42 soldats turcs ont été tués dans les combats.

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