Quatre Grecs, extrémistes néonazis présumés et accusés d’appartenir au groupuscule Combat 18-Hellas, ont été placés samedi soir en détention provisoire, a indiqué l’Agence de presse grecque Ana.

Plusieurs groupes se sont développés en Europe sous la franchise Combat 18, qui fait référence à la branche armée du groupe néonazi britannique Blood & Honour créée en 1991, dont l’un a été démantelé en France en 2014.

La police avait arrêté mardi cinq personnes, extrémistes néonazis présumés, et six autres le lendemain. Quatre ont été libérés et trois ont été placés en liberté conditionnelle.

Les quatre individus placés en détention provisoire ont nié leur appartenance à « une organisation criminelle » mais certains d’entre eux ont avoué avoir procédé à des attaques contre des locaux des migrants et de gauche, selon l’Ana.

Ces arrestations interviennent après une multiplication ces derniers mois des attaques de l’extrême droite contre des locaux de migrants et de gauche en Grèce.

La police a indiqué mardi qu’au cours de perquisitions les enquêteurs avaient saisi 50 kg de nitrate d’ammonium, un engrais pouvant être utilisé comme explosif, « des livres, tracts et symboles d’extrême droite », des coups de poings américains et autres armes.

Selon une source policière, les suspects « appartiennent à la mouvance néonazie » grecque, dont le parti Aube dorée (AD), le quatrième au parlement, est considéré comme la vitrine politique.

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