En Syrie, plus de 105 000 civils ont quitté l’enclave rebelle de la Ghouta orientale, selon l’agence de presse syrienne et le gouvernement russe, à la faveur de « pauses humanitaires ». Damas affirme avoir repris 90 % de cette zone.

En Syrie, la Ghouta orientale se vide. Plus de 105 000 civils de l’enclave rebelle ont quitté cette banlieue de Damas, ces derniers jours, via les couloirs humanitaires ménagés par le régime, rapportent samedi 24 mars l’agence officielle syrienne Sana et le ministère russe de la Défense.

La Ghouta orientale, longtemps contrôlée par des groupes rebelles, est en passe d’être reconquise par le régime syrien à l’issue d’une offensive meurtrière lancée le 18 février. La population était alors estimée à 400 000 personnes ; un peu plus d’une personne sur quatre aurait donc fui cette zone de guerre.

Environ 700 civils ont pu quitter samedi cette poche dont Damas affirme avoir repris le contrôle à 90 %. L’armée gouvernementale a interrompu depuis minuit ses bombardements sur Douma, la plus grande ville de l’enclave, dans le cadre des « pauses humanitaires » proposées par la Russie.

Les 22 et 23 mars, les rebelles qui tenaient la ville de Harasta ont entamé leur retrait à bord d’autocars devant les caméras de la télévision officielle syrienne. Le 24, ce devait être le tour des villes de Zamalka, Djobar, Arbine et Eïn Terma, soit une évacuation de quelque 7 000 personnes. Accompagnés de leurs familles, des combattants doivent prendre la direction de la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, pour y rejoindre d’autres insurgés.

Plus de 1 600 personnes ont été tuées dans les bombardements et les combats depuis le début de l’offensive gouvernementale le mois dernier, selon le décompte de l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

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