Le président de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), Guillaume Pepy a expliqué, vendredi, sur la chaine française FranceInfo, que le mouvement social au sein de l’entreprise publique « va coûter probablement plus de 300 millions d’euros ».

Invité par la chaine FranceInfo, le président a détaillé les pertes de l’entreprise dues au mouvement social qui agite actuellement la France, tout en rappelant « qu’il soutenait la réforme du gouvernement ».

Le patron de la SNCF, a estimé que la grève des cheminots, qui en est déjà à son seizième jour de nouvelles actions « va coûter probablement plus de 300 millions d’euros ».

Pepy a insisté sur la nécessité de réformer l’entreprise publique. « Est-ce qu’on peut imaginer que la SNCF reste un monopole, c’est-à-dire que les régions par exemple ne puissent pas choisir leur opérateur de train pendant 10 ou 20 ans ?  » s’est-il interrogé.

« C’est le statu quo qui est mortel pour la SNCF » a-t-il prévenu en donnant l’exemple des futurs concurrents, comme la Régie autonome des transports parisiens (RATP) qui sont aussi des entreprises publiques, mais qui peuvent embaucher avec une convention collective et un contrat de travail qui seraient plus « avantageux ».

Guillaume Pepy a, par ailleurs, promis de détailler « la prévision du trafic des TGV et Intercités jusqu’à la fin du mois de mai et ce à partir de ce vendredi, prenant en compte les critiques des associations d’usagers ».

Jeudi, le patron de la SNCF avait annoncé dans les colonnes du quotidien français Le Parisien, la vente de 3 millions de billets de TGV à moins de 40 euros entre le 15 mai et le 31 août, ainsi que des cartes de réduction pour un prix unique de 29 euros, afin de séduire des passagers de plus en plus exaspérés par les grèves et les retards.

En ce qui concerne la crainte des Français de voir leurs vacances perturbées, le président de la société s’est voulu rassurant en comptant sur « la responsabilité des cheminots ».

« Je ne pense pas que les cheminots aient la tentation de perturber les vacances des Français. Franchement, les Français nous en voudraient très longtemps d’avoir perturbé leurs vacances d’été », a-t-il argumenté.

Pour rappel, depuis plusieurs mois, le gouvernement français fait face à un fort mouvement de protestation à l’appel des syndicats ferroviaires notamment la CGT, UNSA, Sud Rail et la CFDT qui rejettent en bloc la nouvelle réforme de la SNCF qui contient notamment la suppression du statut privilégié des cheminots et l’ouverture à la concurrence du secteur des chemins de fer français.

Les syndicats de cheminots ont décidé de se mettre en grève deux jours par semaine pour protester contre cette réforme. Le prochain épisode de grève est prévu pour samedi soir qui sera suivi, lundi, par une journée « sans cheminots ».

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