Éléonore Fourniau est allée à Istanbul pour apprendre la musique turque. Au conservatoire, elle rencontre des Kurdes. “Je jouais avec eux, je chantais avec eux. J’ai appris beaucoup plus finalement avec eux qu’en classe,” explique la chanteuse.


“En Anatolie, il y a plusieurs cultures. C’est des millénaires de brassage culturel. La musique populaire turque, “Turk Halk”, fait partie de la construction d’une identité nationale au détriment des minorités, et c’est ce que je trouve vraiment dommage. C’est pour ça que je ne veux pas tomber non plus dans l’excès inverse de ne faire que de la musique kurde. Je veux tout à fait pouvoir chanter en kurde devant les Turcs, en turc devant les Kurdes. Certaines personnes me disent que je suis peut-être un peu utopiste, mais moi, c’est ça qui me motive.”

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