Si les députés français sont rares à soutenir l’action d’Israël à Gaza, avec la mort de 62 Palestiniens, Meyer Habib fait publiquement partie des soutiens de la politique israélienne. Sur RT France, il a également loué le «courage» de Donald Trump.

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Alors qu’une grande partie de la classe politique française a globalement condamné l’action d’Israël contre les manifestants palestiniens le 14 mai, entraînant la mort de 59 d’entre eux, le député UDI Meyer Habib est l’un des rares zélateurs de la politique israélienne. Interviewé par RT France le 16 mai, le parlementaire a livré un plaidoyer en faveur du gouvernement de l’Etat hébreu : «L’Etat d’Israël et Tsahal – et moi je ne suis pas le porte-parole des Israéliens – c’est l’armée la plus morale au monde. Vous imaginez quand il y a des dizaines de milliers de personnes qui veulent traverser une frontière, s’ils [les militaires israéliens] tiraient réellement à balles réelles, il y aurait des milliers de morts».

En outre, Meyer Habib entend défendre la position d’un Etat qu’il juge «en légitime défense», affirmant «ne pas être d’accord avec le président de la République [Emmanuel Macron] lorsqu’il rend les Israéliens responsables de cette situation».

Lors d’un entretien le 15 mai avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le président Emmanuel Macron avait exprimé sa «très vive préoccupation» sur la situation à Gaza, «condamnant les violences et soulignant l’importance de la protection des populations civiles et du droit à manifester pacifiquement».

Le 16 mai, les collègues de Meyer Habib à l’Assemblée nationale ont également largement critiqué l’attitude israélienne en s’adressant au président de la Knesset, Youli Edelstein, de passage à Paris. Clémentine Autain, députée de La France insoumise (LFI), a souligné que «Donald Trump et Benjamin Netanyahou avaient du sang sur les mains alors que, selon l’ONU, les manifestants ne constituaient aucune menace imminente». Le député communiste Jean-Paul Lecoq a, quant à lui, accusé Israël de mener «une politique de terreur».

A droite, Marine Le Pen, présidente du Front national (FN) a affiché une position différente. «Si chacun peut évidemment déplorer le nombre important de morts palestiniens, on ne peut pas ne pas constater qu’il y a un message, là aussi, de la part d’Israël», avait-elle déclaré le 15 mai sur LCP. «Un message que certains trouveront inutilement excessif, peut-être inutilement brutal, mais qui est un message clair : ils ne transigeront pas sur la sécurité de leurs frontières», avait-elle ajouté.

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