L’un des auteurs de l’hebdomadaire politique conservateur américain Washington Examiner a appelé les autorités ukrainiennes à bombarder le pont de Crimée où la circulation automobile avait été ouverte ce mercredi. Selon lui, « l’actualité morale urgente » d’un tel acte est évidente.

« Faire sauter le pont de Poutine ». Les médias américains appellent à bombarder la Crimée

«Ce mardi, le président russe Vladimir Poutine a inauguré le pont au dessus du détroit de Kertch qui relie la Crimée à la Russie continentale. Il l’a fait avec sa bravade habituelle qui lui est propre, en prenant la tête d’un convoi de véhicules». Ainsi commence le court article du journaliste Tom Rogan sur le site de l’hebdomadaire intitulé «L’Ukraine devrait faire sauter le pont de Crimée de Poutine».

L’auteur qualifie l’événement «d’insulte outrageante à l’égard de l’Ukraine en tant que nation» et affirme que la construction a coûté à l’Etat russe, déjà ruiné, des milliards de dollars. Cependant, pour le Kremlin, cette construction revêt d’une importance particulière symbolisant «l’appropriation officielle physique et psychologique du territoire ukrainien».

Comment Moscou réagirait-il à un tel acte de sabotage ? Rogan comprend : très vraisemblablement cela conduirait à une escalade de violence dans l’Est de l’Ukraine. Cependant, selon le journaliste,un tel scénario est inévitable dans tous les cas. Il est convaincu : aussitôt après la Coupe du Monde, l’ensemble de l’Ukraine sera progressivement absorbée par la Russie. En même temps, la destruction du pont, au moins provisoire, servirait de «signal indubitable que les Ukrainiens ne veulent pas accepter le vol de leur territoire».

L’auteur de l’article non seulement propose au gouvernement de Kiev un scénario radical, mais imagine aussi la façon dont il devrait être mis en œuvre. L’armée de l’air ukrainienne est tout à fait capable de frapper le pont, mais cela devrait être fait de sorte à ce que le nombre de victimes soit minimal, conseille Rogan. Un tel bombardement, à son avis, « servira d’une réprimande très personnelle à Poutine, compte tenu de ses ambitions et du flux de propagande ».

L’auteur finit son appel à la violence ouvert et non dissimulé avec pathos: « l’actualité morale urgente d’un tel acte est évidente. Tout Etat qui permet de voler son territoire et de le pardonner, fait un pas vers son extinction ».

Au passage, donner de tels conseils est tout à fait dans l’esprit de Tom Rohan. Ensuite il a publié un autre appel – cette fois-ci à Donald Trump: ne pas prêter attention aux menaces de Kim Jong-un d’annuler le sommet entre la RPDC et les États-Unis, puisque le leader nord-coréen « bluffe ».

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