Le président américain Donald Trump a relancé lundi ses attaques contre l’enquête russe du procureur spécial Robert Mueller en accusant la CIA de l’ère Obama d’avoir voulu commettre un « assassinat politique » en infiltrant son équipe de campagne.

Depuis des mois, le camp républicain tente d’affaiblir le magistrat indépendant en dénonçant une politisation des enquêteurs. Il demande aussi la fin rapide des investigations, craignant qu’elles puissent avoir une influence sur les élections parlementaires de novembre.

Donald Trump fustige inlassablement l’enquête sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et des agents russes comme une « chasse aux sorcières ». Il est déterminé à prouver que des personnes au sein du pouvoir judiciaire, liés à l’opposition démocrate, veulent miner sa présidence.

Pour le président, il s’agit de convaincre les électeurs que les démocrates, qui ne peuvent supporter d’avoir perdu l’élection, ont pour seul objectif d’engager une procédure de destitution contre lui, alors qu’une majorité des Américains y est opposée.

« C’était un assassinat politique, pas une enquête du renseignement », a écrit lundi M. Trump sur Twitter en reprenant les accusations d’un commentateur de Fox News, Dan Bongino.

Ce dernier accusait directement John Brennan, patron de la CIA sous l’administration Obama et fervent opposant à M. Trump, d’être à l’origine de l’enquête russe ouverte à l’été 2016 par les services de contre-espionnage du FBI.

La semaine dernière, la presse a révélé qu’un informateur de la CIA basé en Grande-Bretagne avait rencontré des membres de l’équipe du candidat Trump. L’informateur travaillait dans le cadre de cette enquête.

Dimanche, M. Trump a demandé l’ouverture d’une enquête par le ministère de la Justice sur cette affaire, dénonçant une surveillance de sa campagne « pour des raisons politiques ».

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