Selon une enquête Odoxa pour Le Figaro, 60 % des personnes interrogées sont d’accord avec les propos du ministre de l’Intérieur sur les migrants.

L’ampleur du soutien est presque à la hauteur de l’intensité des polémiques qu’il provoque. Régulièrement vilipendé par la gauche pour ses propos désinhibés sur les casseurs, les manifestants ou les migrants, Gérard Collomb ne choque pas les Français. À en croire du moins une enquête Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo (lire ci-dessous), le ministre de l’Intérieur aurait eu raison d’assurer récemment que les migrants faisaient «un peu de benchmarking» pour comparer les pays d’accueil en Europe, ou encore d’expliquer que certaines régions françaises étaient en train de se déconstruire parce qu’elles étaient «submergées par les flux de migrants». Ce sont ainsi 60 % des Français qui approuvent ses propos. Ils sont même 51 % à juger que Gérard Collomb est un bon ministre de l’Intérieur.

«Contrairement à ce qui fait débat dans les médias et sur les réseaux sociaux, le problème de Gérard Collomb dans l’opinion n’est pas son “parler vrai” ou son “parler de droite” car cela constitue plutôt un atout…», souligne l’étude. Un constat renforcé par le jugement des personnes interrogées qui jugent à 64 % que Gérard Collomb n’est «pas du tout provocateur».

Voilà toutefois qui ne vaut pas quitus pour l’ensemble de son œuvre. Car s’il demeure populaire dans la tempête, Gérard Collomb enregistre toutefois des scores nettement inférieurs à ceux de ses prédécesseurs place Beauvau. Un an après avoir endossé le costume de premier flic de France, Bernard Cazeneuve et Manuel Valls recueillaient ainsi deux fois plus de jugements positifs que Gérard Collomb, avec respectivement 56 % et 60 %, contre 28 % de bonnes opinions seulement pour l’actuel ministre de l’Intérieur. Parmi les défauts attribués à Gérard Collomb, les Français ne le trouvent «pas charismatique» (68 %), «pas bon orateur» (60 %), «pas convaincant» (60 %) et «pas rassurant» (50 %).

Au sein du gouvernement, Gérard Collomb fait figure d’intouchable. Il est l’un des rares ministres, avec Jacques Mézard, Christophe Castaner ou Benjamin Griveaux, à faire partie du cercle très restreint des ralliés de la première heure à Emmanuel Macron. À ce titre, il participe à la très secrète réunion mensuelle de l’Élysée autour d’Emmanuel Macron. Le président de la République lui doit beaucoup. Et notamment d’avoir établi un contact régulier avec François Bayrou durant la campagne présidentielle et dont le ralliement fin février 2017 avait fait figure de tournant.

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