Quatre jours après l’arrestation d’un couple de Russes d’origine tchétchène, l’homme, soupçonné de s’être rendu en Syrie, a été mis en examen samedi à Paris par un juge antiterroriste et a été écroué, tandis que la femme a été remise en liberté, selon une source judiciaire.

Au terme des 96 heures de leur garde à vue, l’homme de 39 ans, suspecté d’avoir séjourné en Syrie, a été présenté à un juge d’instruction qui l’a mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, selon cette source. Il a été placé en détention provisoire. La femme a été remise en liberté sans être poursuivie, faute de charges suffisantes contre elle à ce stade, selon une source proche du dossier.

Le couple avait été interpellé mardi dans le Puy-de-Dôme et en Moselle par les policiers de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris en février 2018. Les enquêteurs cherchaient à savoir si dans ce couple, l’un des deux mis en cause, ou les deux, avaient séjourné en Syrie, selon cette même source. Les investigations vont désormais se poursuivre dans le cadre de l’information judiciaire confiée ce samedi à un juge d’instruction.

La Tchétchénie, une république russe à majorité musulmane du Caucase, a fourni des contingents importants de jihadistes parmi les étrangers partis rejoindre les rangs de l’organisation Etat islamique.

En France, le dernier attentat djihadiste a été commis par un jeune Franco-russe d’origine tchétchène de 20 ans suivi pour radicalisation, Khamzat Azimov. Armé d’un couteau, il a tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier de l’Opéra à Paris. Un ami de ce dernier, Abdoul Hakim Anaiev, a été mis en examen et incarcéré pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d’atteintes aux personnes ». L’attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique.

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