La Russie a appelé aujourd’hui le conseil de sécurité de l’ONU à étudier une levée progressive des sanctions économiques contre la Corée du Nord après l’accord signé avec les Etats-Unis pour la dénucléarisation du pays.

L’ONU a approuvé l’année dernière trois séries de sanctions sévères contre Pyongyang, qui touchent notamment ses exportations de charbon, de fer, sa pêche et son textile et limitent ses approvisionnements en pétrole.

Ces mesures avaient été décidées après des tirs de missiles et un essai nucléaire menés par Pyongyang, jugés menaçants pour la stabilité internationale. « Je pense qu’il est simplement naturel que l’on réfléchisse à des pas dans cette direction », a déclaré l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassili Nebenzia, interrogé sur une éventuelle levée des sanctions. « Il y a des progrès qui devraient être réciproques. Il devraient y avoir des contreparties » car « l’autre partie devrait voir des encouragements à aller de l’avant », a-t-il affirmé.

Washington insiste sur un maintien des sanctions jusqu’à ce que de réels progrès soient enregistrés dans les tractations en vue du démantèlement du programme d’armes nucléaires de Pyongyang. La Russie et la Chine favorisent pour leur part une approche graduelle, avec la levée partielle de sanctions en échange d’actions concrètes de Pyongyang. Le Conseil doit se réunir à une date indéterminée pour évoquer les résultats de la rencontre Trump-Kim.

De nombreux diplomates estiment que les sanctions onusiennes ont été décisives dans la décision de Kim Jong Un de négocier l’abandon de son programme militaire. Le dirigeant a compris « qu’une bombe nucléaire n’est pas compatible avec une économie », a déclaré un diplomate d’un pays membre du Conseil. L’ambassadeur néerlandais Karel van Oosterom, qui dirige la commission onusienne des sanctions contre la Corée du Nord, a assuré que « la pression va continuer avec l’application totale des sanctions ».

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