L’accord entre la Grèce et de la Macédoine, ex-République yougoslave,  sur le nouveau nom de celle-là, crée des remous à Athènes. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et son homologue grec Zoran Zaev ont choisi le terme de Macédoine du Nord. Il ne convient ni à l’opposition en Grèce ni au partenaire de coalition.

Pour le président des conservateurs de la Nouvelle démocratie (ND), Kyriakos Mitsotakis, le Premier ministre grec n’a pas la « légitimité » pour conclure un accord sur le nom « Macédoine du Nord » pour deux raisons. Il estime que la majorité des Grecs y seraient opposés. Et surtout, il rappelle que le Premier ministre Alexis Tsipras n’a pas non plus « le soutien de son propre gouvernement ».

Ce mardi, le partenaire de coalition, Panos Kammenos, leader des souverainistes des Grecs indépendants a, en effet, déclaré dans une conférence de presse qu’il ne voterait pas pour un nom contenant le terme «Macédoine».

Les débats risquent donc d’être houleux alors que le Parlement grec attend un discours du Premier ministre ce vendredi sur le sujet. Mais côté grec, il n’y aura pas de vote avant longtemps.

Si la signature de l’accord est prévue le 16 juin, ce sera d’abord à l’ancienne République yougoslave de Macédoine de faire ratifier le texte par son Parlement. Skopje organisera ensuite un référendum à l’automne, après lequel elle effectuera la révision prévue de sa Constitution.

Et c’est seulement après tout cela que les députés grecs seront appelés à ratifier l’accord. En attendant, ce samedi, les opposants au nom de « Macédoine du Nord » ont prévu une manifestation dans la capitale.

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