La Commission européenne propose d’allouer 13 milliards d’euros pour renforcer la défense de l’Union européenne, selon l’édition française des rapports de Libération. Ces fonds seront utilisés pour développer la capacité militaire de l’UE de 2020 à 2027.

Comme indiqué dans l’article, bien que cette somme puisse être qualifiée de «symbolique», elle constituera le premier pas vers la création d’un système de défense interne de l’Union – dont les conversations ont longtemps été «tabou».

Il est supposé que le nouveau système de financement des dépenses militaires, sans indiquer directement les préférences accordées aux membres de l’Union européenne, établira des exigences qui excluront l’implication d’entreprises extérieures, en particulier britanniques et américaines.

Selon l’un des hauts représentants de l’UE, les entreprises de défense devront «être basées sur le territoire de l’Union européenne, disposer d’une infrastructure et, surtout, le processus décisionnel ne peut être contrôlé par une association située en dehors du syndicat».

Ainsi, les succursales européennes d’entreprises américaines, canadiennes et même britanniques après la brexite ne seront pas éligibles au financement du Fonds européen de défense.

Comme le soulignent les représentants de Bruxelles, ces mesures ne sont pas discriminatoires mais représentent simplement une réponse aux exigences de la législation américaine.

De l’avis de la Commission européenne, la création du nouveau fonds « contribuera à l’autonomie stratégique de l’Europe dans la protection de ses citoyens », qui dépendent désormais entièrement des entreprises américaines fabriquant des drones militaires et assurant la protection des satellites.

13 milliards d’euros seront consacrés au financement de «projets communs» des États membres de l’UE: 4,1 milliards d’euros seront transférés pour financer la recherche et 8,9 milliards d’euros iront au développement des capacités militaires. En outre, 6,5 milliards d’euros sont prévus pour le développement de la «mobilité militaire».

La France, par exemple, compte sur le financement du projet pour un projet de dronesman militaire, Male, au développement duquel participent également l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

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