Le Parlement grec se retrouve samedi au centre de la bataille politique balkanique déclenchée par l’accord entre Athènes et Skopje sur le nom de Macédoine, le Premier ministre Alexis Tsipras y affrontant une motion de censure de son opposition de droite.

Sauf coup de théâtre majeur, le gouvernement de M. Tsipras, qui dispose d’une majorité de 154 voix sur 300, doit sortir indemne du vote, prévu à partir de 11H00 GMT.

Mais il n’en est pas de même du climat politique, qui s’est tendu des deux côtes de la frontière après l’annonce mardi de l’accord, prévoyant que l’actuelle « Ex-République yougoslave de Macédoine » soit baptisée « Macédoine du Nord ».

Une manifestation devant le Parlement est prévue dans la soirée, à l’appel du « Comité de lutte pour la grécité de la Macédoine ». Cette nébuleuse de personnalités espère rééditer les grands rassemblements tenus à trois reprises à Athènes et en Grèce du nord depuis la relance des négociations cet hiver.

Le lancement de leur mobilisation vendredi matin n’a toutefois réuni que quelques centaines de personnes, dont des députés du parti néonazi Aube Dorée.

L’un d’eux, Constantin Barbaroussis, fait l’objet d’une procédure judiciaire pour avoir déclaré, devant le Parlement, que l’armée devrait interpeller les plus hauts responsables de l’Etat, coupables à ses yeux de « trahison ».

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