« Nous arrivons à la fin d’une époque que chaque Grec va vouloir oublier » a salué Alexis Tsipras. Lors d’un discours dans la grande salle du palais Zappeion à Athènes,

le Premier ministre grec s’est félicité de l’accord obtenu sur un rééchelonnement de la dette grecque, décidé dans la nuit de jeudi à vendredi et de la fin du troisième mémorandum prévue pour mi-août 2018.

Pour le Premier ministre grec, à partir du 20 août, c’en est fini de l’austérité. Dès le début de son discours, Alexis Tsipras a annoncé qu’il mettra en place une politique plus sociale, puisque le pays a « désormais la capacité de procéder à des allègements ciblés pour ceux qui, ces dernières années, ont beaucoup souffert, ceux qui ont réussi ce qui est aujourd’hui présenté sur la scène économique et politique mondiale ».

Une politique dont « la responsabilité retourne exclusivement aux Grecs » et non pas aux créanciers, selon le Premier ministre. « La Grèce sera désormais responsable d’elle-même et de son futur », a-t-il entonné. « La Grèce retourne aux exclusivement aux Grecs. Et c’est ça notre grand défi. »

La réalité est cependant moins tranchée. La Grèce sera soumise à un contrôle plus strict que d’autres pays sortis des plans d’aide. En 2016, elle a aussi adopté un mécanisme automatique de correction des dépenses de l’État, appliqué si la Grèce dévie de la trajectoire budgétaire choisie par ses créditeurs.

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