Le conflit autour de la Cour suprême polonaise a gagné en intensité mercredi: l’ancien héros de la lutte contre le communismme Lech Walesa est venu apporter son soutien à la présidente de la cour qui refuse de quitter son poste, le Premier ministre accusant de son côté l’institution d’abriter d’anciens juges communistes, auteurs de « sentences honteuses ».

Venu exprès de Gdansk (nord), Lech Walesa s’est joint mercredi soir aux manifestants rassemblés devant la Cour Suprême pour « défendre l’indépendance de la justice » en Pologne, promettant « de revenir » plus d’une fois « s’il le faut », selon les journalistes de l’AFP.

« Ceux qui violent la Constitution sont des criminels », a dit l’ancien président, visant le parti conservateur au pouvoir. « Si nous cédons sur les tribunaux, cela continuera. Nous devons tout faire pour défendre » la justice indépendante, a poursuivi M. Walesa, Prix Nobel de la Paix 1983 et ancien chef du syndicat Solidarnosc (solidarité) qui joua un rôle essentiel dans la chute du régime communiste.

« Avec un tel nombre (de manifestants) on n’obtiendra pas grand-chose », a-t-il dit, avant d’encourager l’assistance à rassembler plus de gens. « Nous, patriotes, nous devons nous unir ».

« S’il le faut, je vais revenir ici pour vous voir et pour qu’on discute », a-t-il ajouté, avant de quitter la place.

Mercredi matin, acclamée par une foule beaucoup plus importante de ses partisans, la présidente de la Cour suprême polonaise Malgorzata Gersdorf s’était rendue à son bureau et avait présidé une réunion du collège de la Cour, confirmant ainsi son refus de partir à la retraite aux termes d’une réforme controversée, critiquée aussi par Bruxelles.

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