Les médecins légistes ont pu constater que les récits des habitants de Raqqa concernant les tortures les plus atroces et les exécutions les plus variées inventées par les terroristes correspondaient tout à fait à la réalité, a déclaré à Sputnik le directeur général de la Médecine légale syrienne Zaher Hajo.

«Des centaines de personnes ont été tuées par des clous, enfoncés au cœur ou à la tête. Les gens étaient brûlés, on versait sur eux de l’eau ou de l’huile bouillantes, on les jetait des toits des maisons. Tous les jours, une dizaine de personnes étaient décapitées et leurs têtes étaient accrochées aux murs pour servir de cibles lors d’entraînements de tir. Les corps n’étaient rendus aux familles que très rarement et à condition qu’ils ne soient pas enterrés au cimetière musulman», a raconté l’interlocuteur de l’agence.

Et d’ajouter que des milliers de personnes étaient toujours portées disparues. Des dizaines de fosses communes sont encore à découvrir.Il s’agit des victimes de Daech*, du Front al-Nosra* et d’autres groupes terroristes.

«En 2017, à l’Hôpital national de Raqqa, 381 personnes, y compris beaucoup de femmes et d’enfants, ont été exécutées. On les a enterrées dans la cour même de l’hôpital. En octobre 2017, déjà au cours des combats pour la libération de Raqqa, les terroristes ont tué 297 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, quand elles essayaient de sortir de la ville. On les a enterrées sur place, dans la banlieue ouest», a poursuivi M. Hajo.

Selon ce dernier, la plus grande fosse commune de Raqqa se trouve au centre de la ville.

«Ce sont des amas de décombres sous lesquels gisent des victimes des bombardements de la coalition américaine», a conclu l’interlocuteur de Sputnik.

Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, le major général Igor Konachenkov, Raqqa a «hérité le sort de Dresde rasé par les bombardements anglo-américains en 1945».

DOSSIER : Raqqa détruite

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